Julie SIBONY : le récit d’un an de voyage

Julie SIBONY

Transboréal est une maison d’édition indépendante qui souhaite valoriser le travail d’écrivains, d’illustrateurs et de photographes qui ont fait preuve d’abnégation ou de courage dans leurs études ou voyages au long cours, caractérisés par une réelle complicité avec le monde, l’environnement humain ou la nature du monde. Les voyages représentent la quasi-totalité de la production.

Un an d’échanges et de route de Julie Sibony

Entre août 2004 et août 2005, Julie Sibony et sa camarade de lycée Axelle Hutchings parcourent la Méditerranée en van, questionnant l’identité de la Méditerranée : un voyage de 33 000 kilomètres, à travers 20 pays et pas moins de 85 objets de troc. Méditerranée n’est pas tant un récit de voyage qu’un reportage, au sens stricte du terme, mais pas vraiment dans sa tête. On sait peu de choses sur l’humeur de Julie Sibony au-delà de la présentation de ses textes et édition transboréal. Ainsi, le reportage commence par un itinéraire choisi pour 1 livre / 1 éditeur : un pays bordant la Méditerranée – peu ou prou le même itinéraire décrit dans la chronique Hercule ou dans Les Chemins d’Oxor – et un principe. Une belle idée : le troc, main dans la main, de ville en ville, de pays en pays. Le site ecrivains-voyageurs.info vous permet d’obtenir beaucoup plus d’informations sur le récit d’un an de voyage de Julie Sibony.

Un an de voyage de Julie Sibony

Quand l’heure de 19 heures arrive, la nuit méditerranéenne tombe. Les lumières sont éteintes, la chaleur est éteinte. A Naples, Athènes, Séville, on en profite pour se calmer : bancs en osier, bancs en bois, bancs publics, rues devenues une dépendance de maison. A Campi, Venise, un petit groupe se rassemble, chacun avec un verre à la main : le temps d’un apéritif local. Strada Nova est le seul espace ouvert de la ville. Le strip est une petite rue proche de la ligne droite, menant au passeggiata pour la terminer, en laissant toute la longueur devant vous, puis procédez comme bon vous semble, mais utilisable, absorbant et relaxant. Dans la version espagnole, il se déroule sur Las Ramblas à Barcelone et s’appelle paseo. À l’autre bout, faites demi-tour et recommencez dans la direction opposée. Combien d’allers-retours ? Tout dépend de la distance à parcourir. Le Stradun de Dubrovnik en vaut au moins six ou sept, tandis que l’interminable corniche de Beyrouth se contentera d’un passage. Sauf si vous choisissez un vélo. Plusieurs éditions transboreal entrent dans le cadre de son récit de voyage.

Le parcours d’un an de Julie Sibony

Guo Qi est un peu comme un conte de fées. On peut donc commencer cette chronique avec « Il était une fois » avec 7 pays et deux voyageurs, Albéric et Mathieu. Un jour, ils décidèrent de prendre la route. Dans tous les sens du terme, même géographiquement. Ils partent et, comme tous les vrais voyageurs, partent en vacances, toujours en alerte, à l’écoute des gens, des curiosités, des histoires et des choses. Du coup, Nevers ou Montélimar étaient aussi prometteurs et intéressants que Pékin ou Istanbul du point de vue du problème. Reste à observer sur place. Pour être dans la métaphore des photos, sur place, selon la perspective, le panneau publicitaire à la sortie d’Orange ressemble étrangement à celle que l’on trouve sans doute près des villes du Kansas ou d’ailleurs. Les éditions Transboréal sont les récits de Julie Sibony. Lorsque vous voyez certaines des photos de ce livre, il est plus évident que vous vous souvenez de certaines peintures de Hopper, mais il n’est jamais allé à Magny-Cours ou à Allier-sur-Varenne. Intérieur désolé, flippers qui attendent dans le coin, stations-service, vieilles voitures garées. 

Vivre une expérience viticole à Chablis
Choisir des jeux pour resserrer les liens familiaux